Qu'est-ce qu'un malaise vagal ?

 

Mydriase et Myosis:

Lorsqu'il y a trouble ou perte de la conscience, que le traumatisme soit léger ou important, le cerveau étant partiellement ou complètement « déconnecté », la pupille se dilate ou se contracte par mécanisme réflexe. La dilatation de l'iris est appelée mydriase, la contraction est appelée myosis.
Ces phénomènes sont dépendants des systémes nerveux sympathique et parasympathique.
L'examen de la pupille permet de diagnostiquer un ''K.O''. aussi léger soit-il. Ce sont les premiers signes du malaise.

 

 

Le MALAISE VAGAL : (source Wikipédia  - http://fr.wikipedia.org/wiki/Malaise_vagal)
Le malaise vagal, aussi appelé choc vagal ou syncope vasovagale ou vagale s'il y a perte de connaissance, est un malaise dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique via la Xe paire de nerfs crâniens appelée nerf vague. Ce malaise est la traduction d'un ralentissement du rythme cardiaque ou bradycardie associé à une chute de tension artérielle, aboutissant à une hypo-perfusion cérébrale.
Normalement, le système vagal (système nerveux parasympathique) possède la capacité de ralentir le rythme cardiaque. De son côté, le système nerveux sympathique accélère le rythme cardiaque. En cas de rupture d'équilibre entre les deux systèmes, avec hypertonie vagale, une syncope est susceptible de survenir. Celle-ci se voit plus fréquemment chez un individu jeune en surpoids ou une personne âgée présentant une certaine anxiété, ou à la suite d'émotions ou d'un événement intense ou quelquefois de douleurs violentes.

Description :
Il survient souvent chez le sujet jeune et en bonne santé. Certains facteurs favorisent le malaise vagal : la station debout prolongée, une atmosphère chaude ou confinée, après un repas ou une émotion, une réaction phobique (claustrophobie par exemple), une douleur violente ou à la vue du sang, d'une aiguille, etc. La fatigue physique (liée au manque de sommeil), l'hypoglycémie, l'effort physique soudain, sont également des facteurs déclencheurs. Dans certains cas, le facteur peut ne pas être retrouvé.
La victime de ce malaise va ressentir tout ou partie de ces symptômes :

  • Grande sensation de faiblesse, de malaise à venir.
  • Voile gris ou voile noir (vision troublée).
  • Bâillements.
  • Sensation de faiblesse.
  • Faiblesse musculaire brutale entraînant souvent une chute si le sujet est debout (le sujet s'évanouit).
  • Respiration ample.
  • Sueurs.
  • Nausées, voire vomissements.
  • Perte de connaissance, parfois accompagnées de convulsions.
  • Maux de ventre et diarrhée.
  • Maux de tête (céphalée).
  • Sécheresse de la bouche.
  • Bouffées de chaleur importantes.
  • Acouphènes uni ou bilatérales.
  • Picotements dans les extrémités (mains, pieds, sommet du crâne, juste avant de perdre connaissance).

Le malaise peut être isolé, mais peut parfois être récidivant.

Conduite à tenir :

Il n'est pas possible, dans la phase initiale d'un malaise vagal, d'exclure une autre cause de malaise d'origine cardio-vasculaire ou neurologique. Par ailleurs, un malaise vagal, bénin en lui-même, peut être une manifestation d'une affection plus grave. La conduite à tenir est donc la même que pour tous les malaises :
Évaluer conscience, respiration, pouls.
Allonger la personne, ce qui en général est déjà fait (les jambes surélevées si malaise vagal), la rassurer, expliquer ce que l'on fait.
La questionner sur ses antécédents médicaux (allergies, une maladie particulière), sur un éventuel traitement en cours ou d'appoint (diabète...).
Demander l'avis d'un médecin si nécessaire, par exemple en appelant les services d'aide médicale urgente. Si le diagnostic est certain, proposer un moyen complémentaire : frotter les bras ou le visage avec un linge mouillé et frais par exemple, en tout cas, lorsque la personne se relève, ne pas rester debout immobile ! (une marche rapide est même recommandée, dans le froid par exemple, notamment si la pièce est surchauffée).
Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires, mais ne présentent pas de danger en tant que tel pour le patient. Toutefois, les chutes provoquées par les pertes de connaissance peuvent être à l'origine de traumatismes.
Une personne qui a fait un malaise vagal peut plus facilement faire un deuxième malaise dans les heures qui suivent, si des facteurs déclencheurs sont à nouveau réunis. La victime doit donc être vigilante à la fin du malaise, ne pas rester immobile en particulier si elle a eu les jambes levées, elle doit ensuite écarter les risques de répétition du malaise (se reposer, manger...).

Traitement :
La plupart du temps, le malaise vagal cesse tout seul après une mise au repos. Si le malaise vagal est diagnostiqué et en l'absence de traumatisme, on peut procéder à une élévation des jambes afin d'améliorer l'afflux de sang ou le retour veineux vers les organes « nobles » (cerveau, cœur, poumon), ce qui accélère la récupération. L'autre façon de traiter ce malaise, est d'utiliser les méthodes de ''kuatsu'' appropriés.